Fondée en 2007 par la Fondation de l’Hôpital de l’Île et des actionnaires privés, SWAN Isotopen produit et commercialise des radiopharmaceutiques destinés au diagnostic moléculaire et développe de nouveaux agents de diagnostic en étroite collaboration avec des groupes de chercheurs des départements Radiochimie et Physique des hautes énergies de l’Université de Berne. En 2012, la société a emménagé dans la SWAN-Haus, un bâtiment high-tech situé sur le campus de l’Hôpital de l’Île. Au sous-sol de ce bâtiment se trouve le cyclotron, un accélérateur de particules de plus de 20 tonnes. Les deux étages supérieurs abritent les services ultramodernes de médecine palliative et de médecine nucléaire de l’Hôpital de l’Île. « Dans cet environnement de recherche et de production high-tech innovant, au cœur du campus de l’Hôpital de l’Île, nous pouvons systématiquement mettre à profit les synergies existantes. Nous bénéficions tous d’un système hautement complexe d’interconnexions et d’une infrastructure parfaitement adaptée à nos besoins », explique Konrade von Bremen, CEO de SWAN Isotopen.

Le cyclotron sert à la production de radio-isotopes, des variantes radioactives d’éléments chimiques naturels. Ils se désintègrent en l’espace de quelques heures en substances non radioactives. Au cours de cette désintégration, ils émettent des particules élémentaires (positrons) qui rendent les tumeurs visibles. Grâce à un processus de synthèse hautement complexe, SWAN Isotopen transforme les radio-isotopes en radiopharmaceutiques à base de sucre, lesquels seront injectés au patient après un contrôle de qualité très strict. Comme la tumeur a besoin d’énergie pour se développer, elle absorbe le sucre et avec lui, les isotopes radioactifs. Ainsi, sa localisation et son étendue peuvent être dévoilées grâce au PET-CT, une méthode d’imagerie moléculaire de pointe. Cette technique permet de détecter les tumeurs et les métastases même minuscules. L’oncologue peut donc évaluer le degré de réussite de l’opération, de la chimiothérapie ou de la radiothérapie, et ajuster la suite du traitement en conséquence. Pour le patient, cela signifie un traitement personnalisé, précisément adapté à sa maladie.

L’article original a été publié dans le magazine bernecapitalarea – Edition 1/2017.