Le maintien de la chaîne du froid, ou la nécessité de conserver les vaccins à une température comprise entre 2 et 8°C, représente un défi logistique et économique considérable et serait même, selon l’Organisation mondiale de la santé, l’une des causes principales des faibles taux de couverture vaccinale dans les régions reculées et les pays en voie de développement. À l’EPFL, des chercheurs du Laboratoire des nanomatériaux supramoléculaires (SUNMIL), en collaboration avec des scientifiques de Milan, Turin, Leiden et de l’Oregon, ont réussi à stabiliser des vaccins à température ambiante en rajoutant des additifs simples, biocompatibles et peu coûteux.

L’étude concerne les vaccins dits à vecteur viraux, dont la survie est de quelques jours seulement à température ambiante. Passé ce délai, la structure des éléments viraux se défait, explique un communiqué. En utilisant tour à tour d’infimes quantités de nanoparticules, d’infimes quantités de polymères, et des quantités à peine supérieures de saccharose (un sucre commun), les chercheurs sont parvenus à conserver les doses à température ambiante pendant plusieurs mois. Leur découverte a été testée avec succès sur un vaccin pour rongeurs, et la prochaine étape consistera à faire des tests plus approfondis sur des vaccins spécifiques, en mélangeant les différents procédés.

Cette recherche, publiée dans Nature Communications, pourrait ouvrir de nouvelles perspectives dans l’amélioration de la couverture vaccinale dans les pays en voie de développement.