Le second prototype d’appareil d’imagerie à rayons X GlobalDiagnostiX, conçu pour supporter les conditions extrêmes des pays du Sud, s’apprête à entrer dans sa phase industrielle.

Issu de plus de cinq ans de recherches, cet appareil de radiologie ultra-robuste a été conçu par un consortium réunissant six hautes écoles, avec dans le canton de Vaud la Haute Ecole Spécialisée de la Suisse Occidentale (HES-SO) et l’Ecole Polytechnique Fédérale de Lausanne (EPFL), ainsi que des partenaires de terrain en Afrique.

La machine de radiologie GlobalDiagnostiX intègre une panoplie de solutions innovantes, développée en étroit partenariat avec les écoles de la HES-SO, destinées initialement à résister aux aléas climatiques tout en offrant une interface simple et intuitive, sans compromis sur la qualité des images numériques.

« GlobalDiagnostiX est une solution de radiologie ultra-robuste, prévue pour fonctionner dans le contexte des pays pauvres », explique Klaus Schönenberger, directeur du programme EssentialTech de l’EPFL et co-initiateur du projet. « Ce milieu est en effet très particulier car caractérisé par quatre problèmes majeurs : le manque de ressources financières, le manque de personnel formé, des infrastructures en mauvais état et un climat chaud, humide et poussiéreux ». Robuste, high-tech et low-cost, ce système a donc été pensé pour résister aux contraintes environnementales les plus fortes et réduire la nécessité de maintenance.

Une réaction aux inégalités en technologie médicale

Sur les 20 à 50 millions d’accidents de la circulation par an à travers le globe, 90% des victimes vivent dans des pays à revenus faibles et intermédiaires, soit les pays émergents et en développement, là où la radiologie n’est pas disponible. Le projet GlobalDiagnostiX apporte aujourd’hui une réponse à ce problème. « Outre la technologie elle-même, c’est toute la chaîne de valeur qui a été dessinée le long de ce projet, c’est-à-dire comment la solution sera fabriquée, transportée, puis maintenue en état de marche ainsi que comment le personnel sur place pourra y être formé ou les pièces de rechange remplacées », ajoute Klaus Schönenberger. La livraison des premiers appareils est prévue pour fin 2020.