Après deux ans de développement, l’EPFL a présenté une nouvelle version de son exosquelette TWIICE. Cette nouvelle mouture est plus légère, plus performante et peut être utilisée sans assistance.

Depuis 2016, avec la participation de l’athlète suisse paraplégique Silke Pan, les chercheurs du Laboratoire de Systèmes Robotiques de l’EPFL (LSRO) ont développé l’exosquelette d’assistance à la marche TWIICE. Les scientifiques ont pu construire de toute pièce une structure robotique capable non seulement de soutenir entièrement un corps, mais aussi de guider les pas de l’utilisateur.

Le TWIICE One est doté de deux moteurs électriques par jambe qui permettent la mobilisation des deux articulations de la hanche et du genou. Mais grâce à de nouveaux actionneurs intégrés au design, l’encombrement de l’exosquelette est considérablement réduit, facilitant son utilisation. Trois modes de marche, plus ou moins rapide, ainsi que la montée ou descente d’escaliers peuvent être commandés depuis la poignée d’une des béquilles.

Deux partenaires industriels pour le projet

L’équipe du LSRO a travaillé en collaboration avec deux partenaires industriels vaudois sur le projet TWIICE. La cellule d’innovation Sonceboz a conçu des actionneurs puissants et ultra-compacts pour mobiliser l’exosquelette. Fischer Connectors s’est occupé de concevoir la connectique. « Ce projet nous tient particulièrement à cœur car il est centré sur l’humain et les améliorations que l’on peut apporter à notre quotidien. Il illustre aussi la façon dont nous réimaginons la connectivité avec et au service de nos clients pour co-créer des applications qui ont un réel impact positif sur la qualité de vie de milliers de personnes », explique Jonathan Brossard, CEO du Groupe Fischer Connectors.