L’EPFL fera partie de l’IBM Q Network, qui lui donnera accès à une puissance de calcul supplémentaire utilisable pour plusieurs projets de recherche, de l’énergie à la santé.

IBM a annoncé la sélection de l’EPFL pour faire partie de son « Q Network», un réseau d’institutions et d’entreprises qui peuvent accéder à ses ressources en informatique quantique. Cette technologie est toujours en développement dans quelques laboratoires, mais IBM veut se positionner à la pointe dans ce domaine. L’EPFL aura accès à des ordinateurs quantiques d’IBM, aux côtés de huit autres universités, dont l’EPFZ.

« Notre but est de stimuler la recherche via ces partenariats, ainsi que de comprendre comment l’informatique quantique peut être utilisée. Nos prototypes sont déjà employés dans le domaine de la finance, de la chimie et même du jeu vidéo », détaille James Robin Wootton, chercheur chez IBM à Zurich. La multinationale américaine ne se contente pas de travailler avec des universités. Elle mène aussi des projets de recherche avec des entreprises, telles la société pétrolière ExxonMobil ou la banque JPMorgan.

Calcul à distance

Comme d’autres universités, l’EPFL aura accès gratuitement à la puissance de calcul proposée par l’informatique quantique. Cela s’effectuera à distance, IBM gardant le contrôle de ses machines.

« Ce partenariat est crucial et permettra d’accélérer nos projets de recherche », explique Mihai Adrian Ionescu, professeur au au Laboratoire des dispositifs nanoélectroniques l’EPFL. « La puissance de calcul que nous offrira IBM ouvrira de nouvelles possibilités dans le domaine de la recherche pour la santé, l’énergie et l’environnement, par exemple. Ce qui était impensable jusqu’à présent deviendra possible. »