L’hyperthermie magnétique est l'une des technologies les plus prometteuses pour le traitement du cancer. Elle fait usage de nanoparticules d’oxyde de fer infusées dans la tumeur, puis activées par un champ magnétique. L’excitation des particules augmente leur température, permettant ainsi la destruction des cellules cancéreuses. Pour que la tumeur soit éliminée, il faut toutefois un dosage optimal des particules. Des chercheurs de l’Institut Adolphe Merkle (AMI) de l’Université de Fribourg, en collaboration avec des collègues de la Haute Ecole des Sciences Appliquées de Zurich (ZHAW), ont développé NanoLockin, un système qui optimise la production et le dosage des nanoparticules.

Le principe de mesure de NanoLockin est basé sur une technologie d’imagerie thermique dite « lock-in », développée à l’origine pour le contrôle de qualité des pièces détachées pour avions. La méthode utilise un champ magnétique alternatif et l’imagerie thermique pour mesurer avec exactitude la chaleur dégagée. Les résultats sont ensuite évalués avec un logiciel spécialement développé, qui permet de déterminer les propriétés chauffantes des particules en fonction de leur réaction au champ magnétique, explique un communiqué.

Le projet est soutenu financièrement par la Commission fédérale pour la technologie et l’innovation (CTI). D’autres applications de la méthode sont en développement.