Une équipe de chercheurs de l’Université de Fribourg a démontré que l’analyse de la flore microbienne présente dans la salive permet d’identifier de manière précoce les patients à risque. Une découverte essentielle pour la mise en place de traitements préventifs.

Les chercheurs du SICHH et de l’Université de Fribourg ont utilisé des tests olfactifs et cognitifs pour repérer des patients présentant une perte d’odorat, un signe potentiellement annonciateur de la maladie d’Alzheimer. Ils ont ensuite procédé à une analyse de la flore microbiale de la salive des sujets. Ce dépistage a permis de démontrer que cette flore évolue fortement en fonction de la sévérité de la maladie. Ces résultats démontrent que la salive, grâce à certains biomarqueurs qu’elle contient, constitue un excellent moyen de diagnostic à des stades précoces de la maladie d’Alzheimer.

En 2019, la Suisse comptait plus de 128’209 patients atteints de démence, la maladie d’Alzheimer en étant la forme la plus répandue. Dès que les premiers symptômes se manifestent, des processus irréversibles sont engagés, rendant difficile tout traitement médical, et d’autant plus importante la détection précoce de la maladie.

Le dépistage mis au point par les chercheurs du Swiss Integrative Center for Human Health et de l’Université de Fribourg, réalisable alors que la maladie ne déploie encore aucun effet visible, permet de mettre en place des traitements visant à restreindre les inflammations buccales, à améliorer l’hygiène corporelle et à entraîner la plasticité du cerveau. Pour l’OMS, cela reste la solution la plus efficace pour lutter contre la progression de la démence.