Le Laboratoire Temps-Fréquence de l’Université de Neuchâtel travaille à la création d’une nouvelle génération d’horloges atomiques, en collaboration avec l’Agence spatiale européenne.

Le temps n’a presque plus de secrets pour les scientifiques du Laboratoire Temps-Fréquence (LTF) de l’Université de Neuchâtel (UniNE). Depuis 13 ans, ils explorent et repoussent les frontières dans les domaines de la recherche temps-fréquence, de la métrologie optique et des technologies et sciences ultra-rapides. Ils s'apprêtent maintenant à relever un nouveau défi : le développement d’une horloge atomique miniaturisée.

Soutenu par l’Agence spatiale européenne (ESA), le projet AMICC (pour Advanced Micro-Cell Atomic Clock, ou horloge atomique avancée à micro-cellules) vise la création d’une nouvelle génération d’horloges atomiques moins gourmandes en énergie, moins dépendantes d’alimentation électrique et donc plus mobiles, pour à terme équiper les GPS, les smartphones et notamment le nouveau système européen de positionnement par satellite Galileo. Il s’agit du quinzième contrat d’envergure que le LTF décroche avec l’ESA.

« Le système Galileo exige différents types d’horloges suivant l’endroit auquel elles sont destinées, à bord des satellites, mais aussi dans des stations à terre et pour les récepteurs via la téléphonie mobile », explique Gaetano Mileti, professeur au LTF et responsable du projet. L’idée est de poursuivre le développement des horloges atomiques à cellules de rubidium, qui suivent un principe de fonctionnement original déjà testé par les équipes suisses de l’UniNE et de l’EPFL.

À la pointe de la recherche sur les horloges atomiques, le canton de Neuchâtel compte également trois entreprises spécialisées dans leur production.