Le nouveau laboratoire de sécurité biologique de niveau BSL-3 de l’Institut des maladies infectieuses de l’Université de Berne peut être utilisé par des partenaires externes pour des activités de R&D, comme par exemple tester l'efficacité de leurs vaccins.

Les agents pathogènes hautement contagieux pour lesquels il n’existe pas de thérapies ou de vaccins sont étudiés dans les laboratoires de sécurité biologique de niveau de protection 3 (Biosafety Level / BSL-3), dans des conditions de sécurité draconiennes. En plus d’analyser les virus et les bactéries, le nouveau laboratoire de sécurité biologique de niveau BSL-3 de l’Institut des maladies infectieuses de l’Université de Berne (IFIK) convertira les résultats de ces recherches en produits et en thérapies, dans la plus pure tradition de la médecine translationnelle. Il s'agit du seul laboratoire BSL-3 en Suisse à combiner les compétences de diagnostic, de recherche et de translation.

Le laboratoire se trouve dans le bâtiment du centre de compétences suisse pour la médecine translationnelle et l’entrepreneuriat (sitem-insel) et est ouvert à tous les acteurs dont les travaux nécessitent une classification BSL-3, qu'il s'agisse d'universités, de hautes écoles spécialisées, de start-up ou d'entreprises, suisses ou internationales. Avec une surface de 230m2, c’est l'une des plus grandes structures de ce genre en Suisse et se compose de salles réservées à l’IFIK et de salles de sitem-insel proposées à la location. Dans la zone dédiée à l’IFIK, huit personnes peuvent travailler simultanément, dans les locaux loués, quatre au maximum. Le nouveau laboratoire comble un manque dans l’écosystème local en mettant désormais à disposition des laboratoires de sécurité biologique de niveau 3 aux chercheurs dans le domaine humain des institutions publiques ou privées.

Le canton de Berne abrite la plus forte concentration d’institutions dotées des infrastructures et du savoir-faire spécialisés dans les nouvelles maladies infectieuses présentant des risques élevés de Suisse telles que le laboratoire Spiez de l’Office fédéral de la protection de la population ou l’Institut vétérinaire de virologie et d’immunologie de Mittelhäusern de l’Université de Berne et de l’Office fédéral de la sécurité alimentaire et des affaires vétérinaires.